Une mémoire défaillante est-elle synonyme d'Alzheimer ?

Alzheimer n'est pas la cause unique des troubles de mémoire

La maladie d'Alzheimer fait peur et on a vite tendance à redouter le pire lorsque l'on souffre de troubles de la mémoire.
Mais oublier ses clefs, perdre son portefeuille ou avoir un mot au bout de la langue ne signifie pas forcément être atteint de la maladie d'Alzheimer.
Les pertes de mémoire ne sont pas si rares lorsqu'on est fatigué ou surmené.

Il arrive même parfois de souffrir d'une perte de mémoire brutale de quelques heures, qui passe aussi vite qu'elle est venue. La maladie d'Alzheimer touche 5 % des personnes âgées de 70 à 80 ans et 20 % de celles qui ont entre 85 et 90 ans.
Mais elle n'est pas la seule à provoquer des troubles de mémoire. Les personnes âgées sont souvent sujettes à une certaine confusion mentale : elles peuvent être anxieuses ou désorientées dans l'espace et le temps (ne pas savoir la date par exemple), sans pour autant qu'il s'agisse de la maladie d'Alzheimer.

Souvent un surdosage des médicaments peut être à l'origine de cette situation. Le médecin traitant pourra diminuer le dosage et ainsi mettre un terme aux troubles. Les symptômes de la dépression peuvent aussi parfois être confondus avec ceux de la maladie d'Alzheimer : fatigue, difficultés à se concentrer, pensées moroses...
Des antidépresseurs pourront alors solutionner le problème.

Les consultations mémoire pour éliminer les doutes

Toutefois, la confusion mentale et la dépression peuvent être causées par la maladie d'Alzheimer et il convient alors d'approfondir les examens pour trancher.
Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, de nombreuses consultations mémoire ont été ouvertes dans toute la France.
Des tests sont réalisés soit en hôpital de jour soit au cours d'une à trois séances ne nécessitant pas d'hospitalisation.

Les examens psychologiques, biologiques et radiologiques sont effectués par une équipe composée au moins d'un spécialiste (gériatre, neurologie ou psychiatre) et d'un psychologue, toujours en partenariat avec le médecin traitant.
Les tests peuvent être normaux et signifier que les symptômes sont bénins et ne nécessitent pas de traitement plus approfondi qu'une éventuelle aide psychologique. Parfois, le bilan est anormal, mais les symptômes sont trop légers pour parler de maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés.
On parle alors de "trouble cognitif léger", qui dans 30 à 50 % des cas pourra évoluer dans les dix ans vers une maladie d'Alzheimer.

La maladie neurodégénérative est généralement décelée dès le premier bilan, lorsqu'on a affaire à des troubles de mémoire sévères, des anomalies cognitives majeures et des troubles du langage, ayant un impact sur la vie sociale. L'équipe médicale doit encore déterminer de quelle pathologie il s'agit exactement (Alzheimer, démence à corps de Lewy, fronto-temporale ou maladie de Huntington). Le traitement dépendra ensuite du diagnostic.

Réagissez à cet article

Si vous êtes inscrit connectez-vous

ESPACE MEMBRE

close or Esc Key

Envoyer à un ami