Madame Isabelle C. a fait appel aux services d’Alzheimer Conseil pour trouver une place en établissement spécialisé pour son père. Elle nous raconte son parcours.
Du diagnostic à l’épuisement
« Mon père a été diagnostiqué « Alzheimer » voilà trois ans. D’emblée, il a rejeté l’idée de cette maladie et s’est enfermé dans le déni. Nous, ses enfants, avions un sentiment d’impuissance très lourd car il réagissait mal dès que nous essayions d’intervenir : lui faire arrêter la conduite, le faire participer à des ateliers mémoire, etc. Nous avons vu notre mère s’enfoncer peu à peu dans l’épuisement moral et physique, auquel s’ajoutait la culpabilité de ne pouvoir mieux aider son mari. »
Une situation qui empire
« Le médecin de famille, pourtant gériatre, a été peu présent dans ce parcours. Il est manifestement débordé par des cas similaires. Nous étions enfermés dans une espèce d’inertie où nous voyions notre mère dépérir, tandis qu’à chacune de nos visites notre père était de plus en plus agressif. Puis à l’été dernier, ma mère a dû se faire opérer et nous avons pris son relais pour s’occuper de notre père. »
La recherche d’une solution
« Bien que l’idée ne nous soit pas venue spontanément, nous avons dû admettre que nous n’arrivions plus à gérer seuls notre père, et qu’il nous fallait trouver une structure adaptée. Nous avons fait appel à vos services et vous nous avez conseillés avec beaucoup de sérieux et un suivi irréprochable. Finalement, mon père a été admis dans une maison de retraite adaptée à son type de maladie, et cela a été une délivrance pour nous tous. »
Une entrée réussie en résidence
« Mon père est, sans l’usage de médicament, apaisé. Ma mère, avec l’aide de psychologues, a pu remonter un morceau de la pente. Tout n’est pas idéal, il y a encore des moments difficiles, mais mon père est pris en charge par des professionnels qui ont des réponses adaptées face à tous les problèmes que pose la maladie au quotidien. Nous n’arrivions pas à faire face, car l’affectif ne suffit pas pour gérer les problèmes atypiques causés par la maladie d’Alzheimer. Mon père, qui n’avait plus du tout d’activités et qui était fort peu docile, se plie aujourd’hui à la vie du petit groupe de cette structure et participe aux animations proposées. Malgré mon appréhension et mes a priori, mes visites à la résidence m’ont donné l’impression d’une maison de famille avec un personnel assez dévoué. »