
Au cours des dernières années, la qualité des établissements d'accueil pour personnes âgées dépendantes s’est considérablement améliorée. Il ne s’agit pas tant de choisir une « bonne » maison de retraite pour accueillir votre proche que de trouver la résidence qui conviendra le mieux à ses besoins spécifiques. En effet, la maladie d'Alzheimer ne se manifeste pas de la même manière chez chaque sujet. On choisira donc le lieu de vie qui lui convient le mieux, en fonction de sa pathologie et des fonctions cognitives qui sont atteintes.
Les EHPAD ou maisons de retraite médicalisées
Les Etablissements d'Hébergement pour Personnes âgées Dépendantes (EHPAD), sont l'appellation moderne des maisons de retraite médicalisées. Pour bénéficier de ce statut, les maisons de retraite auront forcément signé une convention tripartite avec le Conseil Général du département et la Caisse d'Assurance Maladie. Toutes les maisons qui accueillent des malades d’Alzheimer appartiennent à cette catégorie d’établissement.
Trouver une maison adaptée à chaque pathologie
Il existe différents types de maisons de retraite spécialisées dans l'accueil des malades d'Alzheimer. Certains établissements n’admettent que des malades d'Alzheimer ou d'une démence apparentée. Au contraire, d'autres résidences accueillent une population mixte. Par ailleurs, ces établissements à population mixte peuvent opter pour l’accueil séparé des malades d'Alzheimer, ou bien préférer mélanger les résidents. Au-delà de ces différentes options, c'est la manière d'assurer la prise en charge des malades qui permet en définitive de différencier les maisons de retraite.
Les Unités de Vie Protégée (UVP)
Pour répondre aux besoins des personnes souffrant de troubles cognitifs importants, les maisons de retraite développent de plus en plus souvent en leur sein des unités spécifiques pour l'accueil des malades d'Alzheimer. L'appellation de « CANTOU » (Centre d'Activités Naturelles Tirées d'Occupations Utiles) qui les désignait est à présent en voie de disparition, le plus souvent remplacé par la notion d'Unité de vie protégée ou d'Unité spécialisée Alzheimer. Il s'agit de petites unités séparées mais intégrées à un ensemble d'hébergement plus vaste. Ces UVP proposent un projet de vie qui répond aux besoins spécifiques des personnes atteintes de démence, quels que soient les troubles du comportement dont elles sont affectées. Les Unités de Vie Protégée doivent répondre à des critères spécifiques : sélection des résidents, adaptation de l'ergonomie des lieux, qualification du personnel, implication des familles, projet de soins. Ces lieux bénéficient d'un équipement adapté à la surveillance des personnes âgées et le personnel d'encadrement est formé à la prise en charge spécifique des personnes désorientées.
Les Unités d'Hébergement Renforcées (UHR)
Le Plan Alzheimer prévoit la création des UHR, au sein des établissements, afin d’assurer la prise en charge des malades d'Alzheimer ou de démences assimilées ayant de forts troubles du comportement. Outre l'accent mis sur le projet de vie et la qualification des personnels soignants et accompagnants, le cahier des charges des futurs UHR implique l’adaptation de l’architecture à la prise en charge de la maladie.
Un personnel qualifié
Il s'agit d'un aspect essentiel des unités Alzheimer. Le personnel est formé pour faire face aux troubles du comportement alimentaire, à l'agressivité du patient, aux troubles du comportement. Auxiliaires de vie, infirmiers et animateurs doivent être capables de faire face à toutes ces situations délicates induites par la maladie. Outre la formation spécifique, la disponibilité du personnel est l'autre facteur majeur permettant une prise en charge optimale. Ainsi, par exemple, le personnel devra être suffisamment disponible pour assurer calmement la toilette quotidienne des résidents.
La participation des familles à la vie de la résidence
Les unités spécialisées dans l’accueil des malades d'Alzheimer veillent à associer les familles et à les tenir informées de l'évolution de la maladie de leur proche. Plus encore que dans le cas d'un résident non atteint de démence, l’implication de la famille et les visites sont bénéfiques à l'amélioration du bien-être du résident.