S’il est un souhait partagé par la plupart des accompagnants, c’est celui de pouvoir continuer à assumer le plus longtemps possible la prise en charge de leur proche à domicile. Une aspiration à laquelle nombre d’entre vous doit pourtant renoncer prématurément. Le maintien à domicile est une véritable lutte, difficile à mener, et l’épuisement vient à bout des meilleures bonnes volontés. Comment alors garantir un maintien à domicile prolongé et, surtout, bien vécu ?
Contrairement aux idées reçues, le maintien à domicile coûte cher. Malgré les aides sociales et financières, près d’une famille sur cinq peine à faire face aux coûts de la prise en charge à domicile. Il est difficile d’avancer une estimation du coût moyen, tant celui-ci dépend de la disponibilité de l’aidant principal et de la famille proche, du degré de dépendance du malade et du nombre d’intervenants nécessaires.
Michelle C. a 72 ans. Son mari, Henri, 74 ans, est malade d’Alzheimer déclaré depuis trois ans. Ils ont deux enfants mariés, dont l’un vit a plusieurs centaines de kilomètres. La fille de Martine et d’Henri, elle même mère de deux jeunes enfants n’a guère le temps de soulager sa mère dans la prise en charge d’Henri. Depuis que ce dernier est malade, Michelle ne ménage pas sa peine pour lui venir en aide.
Alors que votre proche se porte plutôt bien, hormis sa maladie, c’est votre santé qui risque paradoxalement de devenir le principal souci. L’accueil de jour et les séjours temporaires sont des formules qui vous permettent de souffler un peu. De nombreux aidants y sont souvent réticents. Ils s’exposent à des risques d’épuisement physique et psychologique. Si vous souhaitez préserver votre santé, il est indispensable de vous ménager des temps de répit.
Il existe de nombreuses aides sociales et financières permettant d’alléger le coût de la prise en charge de votre proche à domicile. Nous ne faisons ici qu’évoquer ces différentes possibilités ; nous vous invitons à consulter nos conseillers pour un avis personnalisé.
De nombreuses associations d’aide à domicile, d’initiative privée ou bien affiliée à la mairie, vous permettent de faire face à l’ampleur des tâches d’assistance.
Votre proche doit être stimulé pour éviter un déclin trop rapide de ses facultés. Vous devez donc l’occuper, en organisant pour lui des activités à sa mesure. Attention toutefois à ne pas épuiser votre proche par un rythme d’activité trop soutenu.
Il est fort possible d’aménager votre domicile pour y accueillir le plus longtemps possible votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer. Celui-ci doit pouvoir s’épanouir en toute sécurité dans un environnement que vous veillerez à adapter à ses besoins. De plus, il est important de bien gérer votre temps, ainsi que l’organisation des activités.
Accompagner votre proche et l’aider à mieux vivre sa maladie ne peut être la tâche d’une seule personne. Fort heureusement, il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités pour bénéficier de l’aide d’intervenants extérieurs. Il est toutefois important de bien coordonner ces interventions, pour en profiter de manière optimale.