
La maladie d’Alzheimer bouleverse non seulement la vie du malade, mais aussi celle de ses proches. Il est difficile de vivre en continu aux côtés de quelqu’un qui souffre de troubles sévères du comportement et dont les facultés mentales et cognitives sont durablement affectées. Pourtant, malgré les difficultés à surmonter, il est important de maintenir les échanges entre vous et votre proche, et entre celui-ci et le reste de la famille.
- Maintenir la communication avec votre proche
Votre proche atteint de la maladie d’Alzheimer souffre de difficultés croissantes à s’exprimer. Il perd ses mots, ou les confond entre eux. La compréhension mutuelle devient d’autant plus difficile que parfois, il ne comprend plus la signification de certains mots, même les plus simples.
- Encouragez la communication verbale
Votre proche comprend probablement plus vos paroles qu’il n’arrive lui-même à s’exprimer. C’est pourquoi, même à des stades relativement avancés de la maladie, il est souhaitable d’entretenir la communication verbale. Voici quelques conseils pour améliorer celle-ci :
- Utilisez d’autres moyens d’échange :
Lorsque la communication classique devient trop difficile, vous pouvez utiliser des approches alternatives. Il existe différents moyens de pallier les difficultés de la communication verbale :
- Les relations avec la famille
La façon dont la famille accepte les difficultés induites par la maladie compte pour beaucoup dans l’évolution de celle-ci. Une attitude de compréhension, de soutien, le maintien des liens affectifs et des visites fréquentes, permettent de conserver le plus longtemps possible une qualité de vie satisfaisante au malade. Malheureusement, on assiste souvent à des réactions de rejet et d’éloignement.
- Le risque de solitude
Le ressenti des familles oscille entre sentiment d’injustice, tristesse, culpabilité, honte ou parfois colère. La mémoire défaillante de votre proche l’empêche de suivre les événements de la vie familiale, il peut sembler ne plus porter d’intérêt à la vie des membres de la famille. Lors des réunions familiales, le malade est mis progressivement de côté lorsqu’on s’aperçoit qu’il a du mal à communiquer. On ne le comprend pas, bien souvent on parle devant lui comme s’il n’existait pas. La maladie fait peur à l’entourage familial, qui réagit souvent par des mécanismes de défense. On a tendance à s’éloigner du malade et de son principal aidant. Les visites risquent de s’espacer, le malade et son aidant ne sont pas les bienvenus et ne sont plus conviés aux réunions familiales.