
Les médias relatent fréquemment les faits divers d’accidents touchant les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ces récits ont une trame commune : les malades d’Alzheimer victimes de ces accidents évoluent dans un environnement qui n’est pas adapté aux symptômes dont ils souffrent.
Les problèmes de mémoire, la perte des repères spatio-temporels sont un frein à une vie quotidienne sécurisée et doivent encourager les familles à mettre en place un accompagnement adéquat. Nous avons relevé les situations qui mettent en danger les malades eux-mêmes mais également l’entourage.
La conduite dangereuse des malades d’Alzheimer
Le 12 août dernier, une automobiliste sexagénaire était arrêtée prés de Rambouillet sur la nationale 10. Son délit ? Avoir conduit à contresens sur l’autoroute, sur une distance de 5 kilomètres ! Par miracle, cette grave infraction ne causera aucun accident. L’autoroute était peu fréquentée à l’heure de l’événement, 4:30 du matin.
Toutefois, les conducteurs qu’elle croisera sur sa route restent choqués et s’interrogent comme beaucoup d’autres sur la possibilité de mieux contrôler les personnes âgées souffrant d’Alzheimer au volant. La Suisse a instauré des contrôles réguliers destinés aux aînés désireux de continuer à conduire.
Au-delà de 70 ans, une visite médicale est obligatoire tous les deux ans, pour détecter d’éventuels troubles physiques ou cognitifs entravant une conduite sécurisée. Un exemple à suivre chez nous ?
Les fugues : fréquentes chez les malades d’Alzheimer
Le 11 août dernier, un homme de 81 ans atteint de la maladie d’Alzheimer est porté disparu. Il aurait quitté son domicile de Villeneuve-Minervois dans l’Aude, dans la nuit, sans raison apparente. La famille alerte la gendarmerie qui mettra en œuvre tous les moyens possibles pour le retrouver.
Quinze militaires de la gendarmerie sont mobilisés et un hélicoptère survole le périmètre. L’octogénaire est finalement été retrouvé sain et sauf. Il a toutefois été hospitalisé en raison de son état de faiblesse. Cet incident aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques comme l’ont prouvé des situations similaires.
Les malades d’Alzheimer vivant à domicile doivent donc faire l’objet d’une vigilance accrue, dès lors que les signes de désorientation apparaissent. Source d’angoisse et d’inquiétude pour les proches, le phénomène de fugue ou d’errance est en effet fréquent chez le malade d’Alzheimer.
Comment accroître la sécurité du malade d’Alzheimer?
Comme nous l’avons vu, la maladie d’Alzheimer modifie profondément les comportements de l’individu. L’entourage, manquant parfois de recul, n’est pas toujours conscient des dangers qui guettent le malade d’Alzheimer. Il ne faut pas attendre l’accident pour réagir.
Dès lors que des symptômes inquiétants se manifestent, une consultation médicale spécialisée s’impose, afin de pouvoir mettre en place un traitement pouvant parfois ralentir la progression des troubles. Les proches doivent se montrer très présents.
Si le malade d’Alzheimer vit seul, ou avec un conjoint lui-même âgé qui ne peut pas assurer cette surveillance, il est préférable d’envisager une entrée en maison de retraite où des activités adaptées à la maladie sont prévues dans un cadre sécurisé.