Eviter les situations d’urgence

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Décider de l’entrée en maison de retraite de votre proche est une étape importante. Envisager ce passage est d’autant plus difficile que, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, votre parent ne pourra probablement plus être consulté. Il faut pourtant anticiper ce changement de lieu de vie, et prendre les devants avec lucidité pour éviter les bouleversements d’une entrée en institution vécue dans l’urgence.


– Ne pas attendre une situation de crise

La plupart des accompagnants refusent l’idée d’une entrée en maison de retraite pour leur proche. Ils pensent avoir la capacité de s’occuper de leur proche jusqu’au terme de la maladie. Ce refus d’envisager l’avenir mène cependant bien souvent à une impasse. En effet, lorsque les symptômes du malade s’aggravent, ou lorsque son autonomie diminue brutalement, il faut alors chercher une solution dans l’urgence, ce qui n’est bon ni pour le malade ni pour son entourage. De plus, il n’est pas rare que la recherche d’une solution dans l’urgence soit due à la dégradation de l’état de santé, non pas du malade d’Alzheimer, mais de son aidant principal.

– Préparer l’entrée en résidence

Plus vous anticiperez l’entrée de votre proche en établissement d’hébergement spécialisé, plus ce changement pourra lui être profitable. Il pourra en effet bénéficier à temps d’un environnement approprié, d’activités de rééducation de la mémoire et de stimulation. Il pourra aussi rompre l’isolement qui caractérise le maintien à domicile et profiter de la resocialisation qui s’effectue au contact des autres résidents. Enfin, préparer à l’avance l’entrée en résidence permet de vous assurer le choix d’un établissement qui convienne parfaitement à la pathologie et aux symptômes dont souffre votre proche.  

- Les facteurs décisifs liés au malade
Lorsque votre proche devient agressif, lorsque ses nuits sont perturbées, lorsque ses hallucinations ou ses troubles du comportement s’aggravent au point de rendre difficile la vie commune, il est temps d’envisager une entrée en institution. C’est aussi le cas lorsque, indépendamment de l’évolution de sa maladie d’Alzheimer, son niveau de dépendance se détériore rapidement.

- Les facteurs liés à l’accompagnant

Il faut envisager sans tarder l’entrée en résidence de votre proche si votre état de santé se détériore rapidement. Si vous n’avez pas assez d’aide extérieure, familiale ou de la part d’intervenants professionnels, votre situation est à risque.  C’est également le cas si vous sentez que vous n’arrivez plus à faire face, soit matériellement soit moralement. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’aidants dans votre situation, placer le malade en institution n’est pas un échec de votre rôle d’accompagnant. C’est ce qui permet d’améliorer votre santé commune et vos relations. Il ne s’agit en aucun cas d’un abandon, mais d’une décision courageuse, nécessaire et profitable pour le bien de toute la famille.


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