Comme la plupart des aidants, vous aimeriez pouvoir continuer à vous occuper de votre proche à domicile. Pourtant, lorsque cette charge est trop lourde, l’entrée en institution est le meilleur choix possible. Il n’existe pas de solution idéale, et chaque mode de vie comporte ses avantages et inconvénients. En établir la liste des plus et des moins vous permettra de prendre conscience des enjeux. Prenez le temps d’y réfléchir, et demandez l’avis de professionnels qui pourront vous donner sereinement des conseils avisés.
- Quelles sont les attentes à avoir d’une maison de retraite ?
Sans dresser un tableau idyllique de la vie en établissement, il existe pourtant plusieurs points positifs consécutifs à l’entrée de votre proche en résidence. En effet, une fois installé, le malade bénéficie :
- d’une prise en charge adaptée et continuelle,
- des services de professionnels spécialisés,
- d’équipements correspondant à sa dépendance,
- d’une stimulation de ses facultés cognitives,
- d’une alimentation équilibrée,
- d’activités et de contacts avec les autres résidents lui permettant de renouer avec une vie sociale.
De votre côté, vous allez pouvoir souffler un peu, vous occuper de votre santé, retrouver également une vie sociale. Lorsque vous rendez visite à votre proche, l’aspect affectif et le relationnel priment de nouveau. Vous retrouvez le plaisir d’être en sa compagnie.
- Les difficultés de l’entrée en résidence
Votre proche doit s’habituer à un nouveau mode de vie, et vous aussi. Si le malade est votre conjoint, il vous faudra faire l’apprentissage de la solitude. Vous allez devoir instaurer de nouvelles relations avec votre proche. Il vous faudra aussi organiser des visites régulières, voire quotidiennes si la résidence est facilement accessible. Vous devrez vous adapter au rythme de l’établissement et de ses activités, et vous familiariser avec le personnel de la résidence. Autre écueil : l’entrée en institution provoque souvent des tensions avec le reste de la famille. Vous risquez d’essuyer des reproches. Il est possible d’apaiser ces tensions en essayant d’impliquer le cercle familial dans la décision préalable. Par ailleurs, prendre conseil auprès de spécialistes de l’accompagnement vous permettra de vous rassurer sur le bien-fondé de votre choix.